La bergeronnette grise

Dans leur milieu naturel originel, au bord des eaux où les femmes avaient l’habitude de laver leur linge, la bergeronnette grise, la « Lavandière », semble imiter de ses balancements de queue les mouvements des battoirs.

La bergeronnette grise ne vit pas uniquement au bord de l’eau et s’est habituée à la présence de l’homme. Elle vient manger dans les jardins, se perche sur les toits, picore sur les tas de fumier.

La meilleure période pour l’observer correspond à celle de l’élevage des jeunes, car elle vient alors sur les pelouses pour capturer des insectes. Sa longue queue la rend agile. Elle trottine dans l’herbe ou bondit pour saisir une proie.

Identification

Le plumage est contrasté, noir, blanc et gris; en hiver, la gorge – noire – devient blanche. Même au repos, la bergeronnette hoche sans cesse sa longue queue : on ignore pourquoi elle le fait. Elle avance à petits pas rapides lorsqu’elle chasse.

Voix

En vol ou non, elle lance des cris aigus : tsi-sip. Le chant est un gazouillis.

Régime

La bergeronnette grise mange des petits insectes – surtout des mouches -, des vers de terre, des escargots , parfois aussi des graines. Elle accepte les miettes de pain si l’hiver est rigoureux.

Nidification

En forme de coupe, le nid d’herbes, racines et mousse, est placé dans un trou de mur, de talus, un tas de brindilles ou un vieux nid de cigogne blanche ou de rapaces diurne. Ponte de 5 ou 6 œufs blanc sale marqués de gris ou de brun, début avril; deuxième nichée en juin , parfois une troisième fin juillet. Incubation, par la femelle surtout, pendant 14 jours. Les jeunes nourris par les deux parents, s’envolent au bout de 2 semaines environ.

 

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